Airbnb juge les restrictions sur les unités locatives de Montréal extrêmes et nuisibles au tourisme
Les médias rapportent la position de la plateforme alors que les nouvelles sur le sujet mettent généralement plus en avant les arguments opposés aux Airbnbs.
Airbnb a critiqué les nouvelles règles de Montréal qui limitent la location à court terme à la période du 10 juin au 10 septembre. L’entreprise affirme que ces mesures sont excessives et nuisent à l’économie locale, soulignant que l’impact sur le marché du logement à long terme pourrait être négligeable, comme cela a été observé après l’imposition de restrictions similaires à New York.
Selon une étude récente, un an après l’entrée en vigueur de réglementations strictes à New York, la crise du logement ne s’est pas améliorée, tandis que les prix des hébergements touristiques ont augmenté. Lire l’étude complète. À Montréal, Airbnb avertit que la nouvelle législation pourrait entraîner un scénario similaire, sans bénéfices concrets pour l’économie locale.
« Cette proposition mal conçue ferait grimper les prix des hôtels, rendrait les voyages plus coûteux pour les quelque 140 000 touristes qui ont utilisé la plateforme l’an dernier et affaiblirait la capacité de la ville à attirer des visiteurs pour de grands événements », a déclaré Alex Howell, porte-parole d’Airbnb.
La réglementation prévoit également des amendes pouvant aller jusqu’à 2 000 $ par infraction et impose des frais de licence de 300 $. L’administration municipale défend la mesure comme un moyen d’assurer l’accessibilité au logement, mais les critiques soulignent que les locations à court terme représentent une infime partie du marché et n’ont pas d’impact significatif sur les prix des loyers à long terme. De plus, ils déplorent que le secteur soit pénalisé par un manque de planification dans la construction de logements abordables.